108 vidéoprojecteurs, un musée, et 3 jours d'étude ramenés à 3 heures
Le Museum of Art & Light, à Manhattan, Kansas, c'est 3 400 m² de projection permanente. J'ai fait l'étude avec Excel et 3DS Max. Voilà le même chantier, rejoué dans Lumeo.

Le projet
Le Museum of Art & Light est un musée d'art immersif ouvert 6 jours sur 7. 108 vidéoprojecteurs couvrent les murs, les sols et les plafonds, pilotés par 26 serveurs Modulo Kinetic. 188 millions de pixels qui tournent en boucle, toute l'année. Première mondiale à cette échelle pour un musée permanent, primée aux WXO World Experience Awards 2025.
J'ai travaillé sur cette installation : étude, déploiement, calibration. Avec la stack que tout le monde utilise, Excel pour l'inventaire, 3DS Max pour la scène 3D, les PDF constructeur pour la photométrie. Ça a marché. Et c'est précisément ce chantier qui m'a décidé à coder Lumeo.
Ce qui coûte 3 jours par révision
Sur une install permanente de cette taille, l'étude photométrique n'est pas un document qu'on produit une fois. Elle se rejoue à chaque changement de matériel. Trois choses la rendent pénible avec la stack classique.
1. L'inventaire
108 projecteurs, 6 modèles différents, 12 optiques. Chacun avec son throw ratio et sa fiche photométrique constructeur. Excel tient le compte, mais chaque changement de modèle déclenche une cascade de copier-coller.
2. La validation lux
On vise 70 à 100 lux moyens sur les murs, pareil au sol, sans chute brutale dans les zones de raccord. À la main, c'est une feuille de calcul par zone. La moindre permutation de modèle invalide l'ensemble.
3. Le dossier de remplacement
Quand un modèle sort du catalogue, il faut reproduire une fiche par VP : image size, pixel pitch, lens shift, zone d'incidence. Plus la BOM pour la commande, plus la note de dimensionnement pour le financement du matériel.
Sur le projet réel, ce cycle me prenait environ 3 jours pleins par révision.
Le même chantier dans Lumeo
Voilà comment j'attaque le même dossier aujourd'hui, dans un onglet Chrome.
- 1
Reconstruire la scène 3D
J'importe un GLB simplifié du bâtiment, ou je pose les surfaces principales à la main avec les outils plan, cube et courbe. Pour MoAL, une douzaine de surfaces majeures suffisent.
- 2
Poser les 108 VPs
La base embarque 293 projecteurs et 763 optiques avec les valeurs constructeur. Je choisis le modèle et la lentille, le throw ratio et l'image size se calent tout seuls. Les cloners ring et symmetry règlent les zones répétitives en quelques clics.
- 3
Valider les lux en direct
Heatmap photométrique sur chaque surface. Les zones sous-éclairées se voient immédiatement. Je déplace un VP, la carte se recalcule. Je change un modèle, je revalide. Aucune table Excel à refaire.
- 4
Exporter le dossier
PDF avec plan global et fiches détaillées par VP. BOM Excel pour la commande. Et la scène 3D partagée par lien sécurisé : l'équipe du musée navigue dedans depuis un navigateur, sans compte, sans install.

Le dossier livré
Plan global photométrique. Carte lux complète exportée en PDF, échelle métrique, légende.
Fiches VP. 108 fiches générées automatiquement, une par projecteur : position, modèle, optique, image size, pixel pitch, lens shift, distance cible.
BOM. Tableau Excel par modèle et par référence optique : quantités, consommation max et moyenne cumulée, poids total.
Partage client. Lien web sécurisé vers la scène 3D. Le chargé de projet du musée vérifie les implantations lui-même, sans aller-retour de PDF.
Le gain de temps, poste par poste
| Tâche | Stack Excel + 3DS Max | Avec Lumeo |
|---|---|---|
| Pose des 108 VPs et validation des modèles | 6 heures | 1 h 30 |
| Validation photométrique zone par zone | 8 heures | 1 heure |
| Production du dossier (plan, fiches, BOM) | 8 heures | 30 minutes |
| Coordination client | 4 heures de PDF successifs | Partage 3D live |
| Cycle de révision complet | ~3 jours | ~3 heures |
Estimations basées sur ma propre expérience du projet avec la stack classique, contre le workflow Lumeo équivalent sur la même géométrie. Les chiffres exacts dépendent de votre familiarité avec l'outil.
Pourquoi ça compte sur une install permanente
Un musée immersif ne se fige pas après l'inauguration. Le matériel évolue par cycles de 3 à 4 ans, les contenus changent, les zones se reprogramment. Le coût caché d'une stack lourde, c'est le frein à itérer : on ne révise pas une étude photométrique parce que c'est 3 jours de boulot, donc on laisse vivre le déséquilibre.
Avec un outil qui rejoue l'étude en quelques heures, on itère. On teste un nouveau modèle avant de signer le bon de commande. On rééquilibre les lux après une rénovation du sol. C'est ça, le vrai job de Lumeo sur ce genre de projet.
Ce que Lumeo ne fait pas ici
Lumeo s'arrête où le mediaserver commence. Le warping, le blending et la calibration sur site restent côté Modulo Kinetic. La création de contenu aussi. Lumeo produit le dossier technique en amont, rien d'autre.
Et si votre projet, c'est 2 vidéoprojecteurs sur une façade une fois par an, vous n'avez pas besoin d'un abonnement. Mes calculateurs gratuits suffisent largement.
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