6 erreurs de pré-production qui ruinent votre projet de video mapping

6 erreurs de pré-production qui ruinent votre projet de video mapping
Introduction
En 15 ans d'interventions sur des projets de video mapping, de l'Arc de Triomphe aux centres d'art immersif Culturespaces, j'ai vu les mêmes erreurs se répéter encore et encore.
Le plus frustrant ? La plupart se jouent avant même d'arriver sur site. Des erreurs de préparation qui coûtent cher en temps, en stress, parfois en réputation.
La bonne nouvelle : elles sont toutes évitables. Voici les 6 plus fréquentes.
1. Négliger la pollution lumineuse
En extérieur, beaucoup de projets sous-estiment l'impact de l'environnement lumineux. Lampadaires, spots publicitaires, éclairages de sécurité, enseignes...
Le problème : Vous avez fait vos calculs de lumens en pensant à une façade dans le noir. Le jour J, un lampadaire municipal éclaire pile sur votre zone de projection.
La solution : Repérage de nuit obligatoire. Identifiez toutes les sources parasites et négociez leur extinction, ou adaptez votre puissance en conséquence.
2. Sous-estimer l'intensité lumineuse nécessaire
Même sans pollution lumineuse évidente, l'environnement joue. Clair de lune, réverbération urbaine, surfaces claires à proximité...
Le problème : Vos 10 000 lumens semblaient suffisants sur le papier. Sur site, l'image est délavée.
La solution : Prévoyez toujours une marge. Et faites vos tests dans les conditions réelles de diffusion, pas en pleine nuit sans lune.
3. Se tromper dans le calcul pixellaire
C'est l'une des erreurs les plus coûteuses en temps de production.
Le problème : Si la densité de pixels est trop basse par rapport à la taille du pixel projeté, l'image sera pixelisée et la qualité décevante. À l'inverse, si la résolution est beaucoup trop haute, les fichiers deviennent énormes et les temps de rendu des studios explosent pour rien.
La solution : Calculez la taille du pixel projeté réel et adaptez votre pixel map en conséquence. Un pixel map juste, c'est l'épine dorsale de tout le projet.
💡 Outil gratuit : Utilisez le calculateur de vidéoprojection pour déterminer en quelques secondes la taille de pixel projeté, la résolution nécessaire, ou l'optique et la puissance qu'il vous faut pour votre projet.
4. Travailler sur un pixel map non validé
Celui-ci mérite une attention particulière car il impacte toute la chaîne de production.
Le problème : Vous envoyez un pixel map aux studios avant d'avoir validé le scan 3D ou les positions projecteurs. Ils produisent des semaines de contenu. Vous réalisez sur site que ça ne colle pas. Retour à zéro.
La solution : Le pixel map, c'est sacré. On ne le diffuse qu'une fois certain à 100% de la géométrie et de la configuration. Sinon, ce sont des semaines de travail studio à la poubelle.
5. Préparer des mires de calage insuffisantes
Les mires de calage, c'est ce qui va vous permettre de warper vite et bien sur le terrain. C'est aussi ce que les studios utilisent pour créer le contenu.
Le problème : Des mires imprécises ou mal pensées, c'est du temps perdu sur site. Vous cherchez des repères qui n'existent pas, vous tâtonnez, vous perdez en précision. Et si les studios n'ont pas eu de mires suffisamment détaillées, leur création visuelle sera décalée par rapport à la réalité.
La solution : Investissez du temps dans la préparation des mires 2D et 3D. Elles doivent correspondre aux reliefs du bâtiment, aux zones de recouvrement, aux points de repère architecturaux. Sur le terrain, on n'a pas de temps à perdre. Une bonne préparation des mires, c'est une calibration sereine.
6. Ne pas prévoir assez de temps
C'est la méta-erreur. Celle qui amplifie toutes les autres.
Le problème : Planning serré, tout le monde est confiant. Mais la calibration, ça prend du temps. Regarder, ajuster, vérifier, masquer, sauvegarder, documenter. Si ce temps n'est pas prévu, on bâcle. Et un projet bâclé, ça se voit.
La solution : La calibration n'est pas une formalité. C'est une étape à part entière qui demande de la rigueur. Prévoyez ce temps dans le planning, ou vous le paierez autrement.
Conclusion
Ces erreurs, je les ai toutes vues. Et parfois faites moi-même à mes débuts. La différence entre un projet serein et un projet catastrophe tient souvent à ces détails de préparation.
La pré-production, ce n'est pas la partie glamour du video mapping. Mais c'est là que tout se joue.
Dans le prochain article, je vous partage les 6 erreurs de calibration sur site qui ruinent des heures de travail.
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À propos de l'auteur
Baptiste Jazé est consultant expert en vidéoprojection et mapping depuis 15 ans. Il accompagne studios créatifs, prestataires techniques et producteurs dans leurs projets visuels ambitieux.
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